
Un baptême est une belle journée de famille, et ceux qui vivent loin peuvent en être : par un mot écrit à l’enfant, lu au déjeuner et gardé pour plus tard.
Comment un baptême se prépare-t-il pour deux moments ?
Un baptême a sa journée, avec la cérémonie et le déjeuner qui suit. Et il a un second moment, bien plus tard, celui où l’enfant demandera ce qui s’est passé ce jour-là et qui était là. Les photos répondent en partie ; les mots répondent autrement, parce qu’ils disent ce que les gens pensaient, et qu’ils se comprennent dans vingt ans sans qu’on ait à expliquer qui est qui.
Préparer un baptême avec la famille éloignée, c’est préparer ces deux moments à la fois : un mot demandé à ceux qui ne feront pas le voyage, lu au déjeuner pour qu’ils soient de la fête, et gardé pour l’enfant.
À qui demander un mot pour l’enfant ?
Aux parrains et marraines en premier. Le rôle est beau et un peu flou, et un mot écrit à l’enfant leur donne quelque chose de concret à faire dès le premier jour ; quel rôle donner au parrain et à la marraine développe cette idée.
Aux grands-parents et arrière-grands-parents ensuite, surtout ceux qui ne pourront pas venir. Deux lignes écrites par un arrière-grand-père à un bébé qu’il ne verra peut-être pas grandir deviennent, pour l’enfant, une trace unique de sa voix.
Puis aux frères et sœurs aînés, s’ils sont en âge d’écrire ou de dicter, et à tous ceux qui vivent loin : la tante en Australie, le cousin en mission, l’amie des parents qui habite à l’autre bout du pays.
Que leur demander, mot pour mot ?
La demande part trois semaines avant, et elle dit à qui le mot s’adresse : à l’enfant, pas aux parents. Voici le message, à signer du prénom des parents :
Bonjour ! Le baptême d’Anna aura lieu le 14 juin. On garde un souvenir pour elle, à lui donner plus tard, et on aimerait que vous en fassiez partie, que vous soyez là ou non.
Écrivez-lui quelques phrases, directement à elle : ce que vous lui souhaitez, ou ce que vous voudriez qu’elle sache sur sa famille. Elle les lira dans quinze ans.
Avant le 7 juin, avec ce lien. Vous pouvez aussi l’enregistrer, si vous préférez parler qu’écrire.
Le « directement à elle » change tout. Un mot écrit aux parents est poli ; un mot écrit à l’enfant se relit avec émotion quinze ans plus tard. Et le « que vous soyez là ou non » dit à la famille éloignée que sa place est prévue.
Comment les faire participer au déjeuner ?
Au baptême d’Anna, le déjeuner avait lieu dans le jardin des grands-parents. Entre le plat et le gâteau, le parrain s’est levé et a lu trois mots à voix haute : celui de l’arrière-grand-mère, restée en Bretagne, qui racontait le baptême de la mère d’Anna ; celui de la tante d’Australie, enregistré en vidéo et passé sur une tablette tenue à bout de bras ; et le sien. Anna dormait. Tout le monde a ri à la vidéo, où l’on entendait des perroquets, et la grand-mère a demandé qu’on la repasse.
Lire deux ou trois mots au déjeuner suffit : ce n’est pas une projection, c’est une façon de dire que la famille entière est là. Choisissez ceux de la famille éloignée, puisque ce sont eux qui ne peuvent pas se lever pour parler. Les autres restent dans le souvenir, pour l’enfant.
Que garder, et où ?
Tout, au même endroit, et avec une date de rendez-vous. Beaucoup de familles choisissent de donner les messages à l’enfant pour ses 18 ans, d’autres à un moment important comme un départ ou un mariage. L’essentiel est de ne pas les donner par petits bouts, et de savoir où ils sont : notez-le, et dites-le à quelqu’un d’autre, le parrain par exemple. Pour aller plus loin, des messages pour l’enfant, à lui donner plus tard décrit comment faire grandir ce souvenir d’année en année.
Questions fréquentes
Faut-il que ce soit un baptême religieux ?
Non. La même démarche vaut pour un baptême civil, une cérémonie laïque, un parrainage ou une simple fête de bienvenue. Ce qui compte est de marquer l’arrivée de l’enfant dans sa famille, avec les mots de ceux qui la composent.
Combien de messages faut-il pour un baptême ?
Une dizaine suffit. Ce qui compte n’est pas le nombre, c’est que les personnes les plus importantes y soient : les parrains et marraines, les grands-parents, ceux qui vivent loin.
Que faire si un grand-parent n’écrit pas facilement ?
Appelez-le, posez la question à voix haute et écrivez ce qu’il répond, ou enregistrez-le. Sa façon de parler vaut mieux qu’un texte qu’il aurait peiné à écrire, et l’enfant entendra sa voix.
Peut-on demander les mots après le baptême ?
Oui, et c’est parfois plus simple : les gens ont vu l’enfant, ils ont quelque chose à raconter. Envoyez la demande dans la semaine qui suit, avec deux photos du jour, et vous aurez les réponses avant la fin du mois.
