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Lettre à son enfant : des mots à lui donner à 18 ans

4 min de lecturepar Alex

Une grand-mère écrit une lettre à la main près du berceau d'un nouveau-né, entourée de proches qui sourient

Une lettre à son enfant, écrite par ses proches au moment de sa naissance et donnée à 18 ans, se demande en dix minutes dans le premier mois.

Pourquoi écrire une lettre à son enfant dès sa naissance ?

Une lettre à son enfant, écrite le mois de sa naissance, dit quelque chose que les photos ne disent pas de la même façon : ce que les gens pensaient, ce qu’ils espéraient, ce qu’ils voulaient qu’il sache. Les photos se retrouvent des années après ; une date, un lieu, une liste d’invités se reconstituent. Ce que quelqu’un ressentait le jour où l’enfant est né ne s’écrit qu’à ce moment-là, et c’est ce qui lui donne sa valeur quand l’enfant l’ouvre à 18 ans.

Cela se demande en dix minutes, dans le premier mois, et c’est le bon moment : les grands-parents sont là, les amis passent, et beaucoup ont envie de dire quelque chose.

À qui demander une lettre ?

Aux grands-parents et arrière-grands-parents en premier. Leur lettre comptera le plus dans dix-huit ans, et elle dira des choses sur la famille que personne d’autre ne sait. Puis aux parrains et marraines, aux frères et sœurs, même petits, et aux amis les plus proches, ceux qui ont vu les parents attendre cet enfant.

Pensez à ceux qui vivent loin et qui ne verront le bébé que dans quelques mois : une lettre écrite de loin, le jour de l’annonce, a sa place à côté des autres.

Que leur demander, mot pour mot ?

Le message part dans les semaines qui suivent la naissance, à signer du prénom des parents :

On aimerait que Léna ait, pour ses 18 ans, des mots écrits au moment de sa naissance.
Écrivez-lui directement, à elle, en la tutoyant. Ce que vous voulez : ce que vous ressentez aujourd’hui, ce que vous lui souhaitez, ce que vous voudriez qu’elle sache sur sa famille ou sur vous.
Une page, dix lignes, trois phrases, comme vous le sentez. Signez et datez, par écrit ou en vidéo, avec ce lien.

Le mot « datez » compte : c’est de savoir que la lettre a été écrite ce jour-là, à ce moment de la vie de celui qui l’écrit, que vient l’émotion dix-huit ans plus tard. Et le « en la tutoyant » dit à l’auteur qu’il s’adresse à une personne, pas à un faire-part.

Que contiennent ces lettres, en général ?

Trois formes reviennent, et les trois marchent :

  • La lettre directe. « Tu viens de naître, et voilà ce que je te souhaite. »
  • Le portrait de famille. Qui sont ses grands-parents, d’où vient son prénom, ce que faisaient ses arrière-grands-parents, l’histoire de la maison.
  • La promesse. Ce que la personne s’engage à être pour lui : « je t’apprendrai à pêcher », « tu pourras toujours venir dormir chez moi ». C’est la forme la plus rare, et celle que les enfants relisent le plus.

Chez les Fournier, le grand-père a écrit deux pages sur sa propre enfance dans la ferme où Léna passera ses étés ; la marraine a enregistré une vidéo de trois minutes dans sa cuisine, le bébé de la voisine en fond sonore ; et le frère de Léna, 4 ans, a dicté à sa mère « je te prête ma voiture rouge mais pas la bleue ». Les parents ont tout rangé le même soir, et ils ont noté la date de remise sur le calendrier familial : le 3 mars 2044.

Où garder les lettres, et quand les donner ?

Au même endroit, avec leur date, et en le disant à au moins une autre personne : un carton que seuls les parents connaissent se perd dans un déménagement. L’âge le plus courant pour les donner est 18 ans ; certains choisissent un moment plutôt qu’un âge, un départ, un mariage, une naissance à son tour.

Donnez-les d’un coup, pas par petits bouts au fil des années : l’effet vient de l’ensemble, découvert à un âge choisi. Et faites-les grandir : un mot de chaque proche à la baby shower, les lettres de la naissance, puis celles du premier anniversaire, de la communion, des 10 ans. À 18 ans, l’enfant reçoit une histoire.

Questions fréquentes

À quel âge donner une lettre à son enfant ?

Dix-huit ans est le repère le plus courant, parce que c’est un passage. Certains parents choisissent un moment plutôt qu’un âge : le départ de la maison, un mariage, une naissance. L’important est que ce soit un jour, et pas une distribution étalée.

Faut-il lire les lettres avant de les ranger ?

C’est votre choix. Beaucoup de parents préfèrent ne pas les lire, pour que la découverte soit partagée avec l’enfant ; d’autres les lisent pour vérifier qu’elles sont lisibles et complètes. Les deux se défendent.

Et si quelqu’un ne sait pas quoi écrire ?

Donnez-lui une question précise : « qu’est-ce que tu voudrais qu’elle sache sur son grand-père ? » ou « qu’est-ce que tu faisais le jour où elle est née ? ». Une question concrète débloque la plupart des gens.

Peut-on demander une lettre plusieurs années après la naissance ?

Oui, et elle dira autre chose : ce que la personne pense de l’enfant qu’elle connaît maintenant. Les deux lettres se complètent, et la seconde se demande à chaque anniversaire marquant.