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Remise de diplôme : faire participer ceux qui ont aidé

4 min de lecturepar Alex

Un jeune diplômé en toge rit avec sa famille en montrant une frise de cartes écrites par ceux qui n'ont pas pu venir

Une remise de diplôme est une belle journée, même à deux places par étudiant : ceux qui ont aidé peuvent y être autrement, par un mot donné le soir même.

Qui aimerait être à la remise de diplôme ?

Une remise de diplôme est une belle journée : la toge, le nom appelé au micro, les parents dans la salle, les photos sur les marches. Beaucoup de cérémonies limitent le nombre d’accompagnants, deux places, parfois trois, et ce sont souvent les parents qui les prennent. Et un diplôme se prépare rarement seul : il y a les grands-parents qui ont aidé, le frère qui a relu les dossiers, l’oncle qui a hébergé pendant un stage, l’amie qui a tenu le coup en même temps.

La journée peut devenir encore mieux en leur faisant une place à eux aussi : un mot, demandé à l’avance, et donné au diplômé le soir même. Cela ne coûte rien, et cela s’ajoute à la cérémonie sans rien lui enlever.

À qui demander un mot pour la remise de diplôme ?

À la famille, bien sûr, et pas seulement à ceux qui ont eu une place. Aux amis d’études, qui ont vécu les années de l’intérieur et dont les mots portent autrement. Et à ceux qui ont aidé de façon concrète : celui qui a hébergé, prêté une voiture, relu un mémoire à minuit, avancé un loyer. Ils ne se considèrent pas forcément comme concernés, et ils le sont.

Pensez aussi aux professeurs ou aux maîtres de stage avec qui le lien existe encore : une phrase de leur part, le jour du diplôme, a un poids particulier, parce qu’ils ont vu le travail de près et qu’ils n’ont aucune raison d’être indulgents.

Que leur demander, mot pour mot ?

La demande part deux semaines avant la cérémonie, pas la veille : les messages les plus justes demandent qu’on y réfléchisse. À signer du prénom d’un parent ou d’un ami :

Bonjour ! Inès reçoit son diplôme le 28 juin. Il n’y a que deux places à la cérémonie, donc presque personne ne pourra y être.
On aimerait qu’elle ait quand même vos mots ce jour-là. Dites-lui ce que vous pensez de ce qu’elle a fait, ou rappelez-lui un moment de ces années d’études. Trois phrases suffisent.
Avant le 20 juin, par écrit ou en vidéo, avec ce lien.

Précisez l’ampleur de l’effort dans la demande : « cinq années de médecine », « en travaillant à côté », « après une reprise d’études ». Cela aide chacun à écrire quelque chose de juste, et pas seulement « bravo ». Les mots qui restent parlent de la personne, pas du métier : « tu n’as rien lâché en deuxième année » se relit, « tu feras une excellente ingénieure » est une prédiction.

Quand donner les messages ?

Le soir de la cérémonie, au calme, pas avant. La journée est chargée, la cérémonie est longue, et le moment où le diplômé s’assoit enfin, le soir, est celui où les mots de ceux qui n’étaient pas là prennent leur place.

Le soir de la remise de diplôme d’Inès, ses parents l’ont emmenée dîner, à trois. Au dessert, sa mère lui a tendu son téléphone avec la page ouverte : vingt-deux messages. Sa grand-mère, qui avait payé ses livres de première année ; sa colocataire des années de concours, partie travailler à Berlin ; son maître de stage ; son petit frère, qui lui rappelait le week-end où il avait relu trois fois son mémoire. Inès a lu en silence, a ri à celui de son frère, et a demandé à sa mère de la prendre en photo avec le téléphone, « pour leur répondre à tous ».

Comment prolonger le moment après la cérémonie ?

En répondant, justement. Le lendemain, le diplômé envoie à ceux qui ont écrit une photo de la cérémonie et un mot : la boucle est bouclée, et ceux qui n’avaient pas de place ont vu la journée. Les messages restent ensuite au même endroit que les photos, et garder une trace de sa promo donne une suite naturelle : les amis d’études, cette fois, écrivent les uns pour les autres.

Pour la famille, marquer le coup pour une réussite au bac suit la même méthode, quelques années plus tôt.

Questions fréquentes

Et si les études ont été longues ou difficiles ?

Raison de plus, et dites-le dans la demande. Un parcours qui a pris huit ans au lieu de cinq mérite qu’on nomme l’obstacle : les messages qui en parlent sont ceux qu’on relit.

Faut-il un cadeau pour une remise de diplôme ?

Les deux se complètent, et font plaisir chacun à sa façon. Un cadeau se choisit en une heure ; des mots se préparent à plusieurs, et c’est ce temps-là qui se sent en les lisant.

Comment faire quand il n’y a pas de cérémonie du tout ?

Beaucoup de formations n’en organisent pas. Fabriquez le moment : un repas, une date, et les messages donnés ce jour-là. Cela suffit à marquer la fin, et c’est parfois plus chaleureux qu’un amphithéâtre.

Peut-on montrer les messages pendant un repas de famille ?

Oui, si le diplômé aime ça. Beaucoup préfèrent les lire seuls d’abord, puis en montrer quelques-uns à table ; dans le doute, donnez-les en privé le soir même, et laissez-le décider.