
Les amies d’enfance ont des souvenirs que les amies d’aujourd’hui n’ont pas vécus. Un EVJF est l’occasion de leur donner la parole, qu’elles soient là ou loin.
Pourquoi inviter les amies d’enfance à un EVJF ?
Un enterrement de vie de jeune fille est souvent organisé par les amies d’aujourd’hui : celles du travail, celles de la même ville, celles qu’on voit chaque semaine. C’est naturel, ce sont elles qui sont là. Les amies d’enfance, elles, sont parfois ailleurs : celle du collège partie à l’étranger, la voisine de la rue, la cousine du même âge qui était de tous les étés.
Elles ont une chose que les autres n’ont pas : elles ont connu la future mariée à 10 ans. Les souvenirs de cette époque, une bêtise, une phrase qu’elle disait tout le temps, le premier concert, font souvent rire tout le monde et racontent une personne que ses amies d’aujourd’hui découvrent. Les inviter quand c’est possible, et leur demander un souvenir quand ça ne l’est pas, peut changer la journée.
Que demander aux amies d’enfance ?
Un souvenir d’avant, pas des vœux de mariage : il y en aura au mariage. Voici le message à envoyer à chacune, qu’elle vienne ou non, en le signant du prénom de l’organisatrice :
Salut ! On prépare l’enterrement de vie de jeune fille de Manon, le 18 avril. Que tu puisses venir ou pas, on aimerait que tu y sois par un souvenir.
Raconte-nous un souvenir de vous deux quand vous étiez jeunes. Une bêtise, une phrase qu’elle disait tout le temps, quelque chose qu’elle seule pouvait faire. Une minute suffit, en vidéo ou par écrit, avec ce lien.
Avant le 10 avril, et surtout garde le secret.
Demandez aussi à la mère et aux sœurs. Elles ont des souvenirs que même les amies d’enfance n’ont pas, et on n’ose pas forcément leur demander, parce qu’un EVJF leur semble réservé aux amies. Un message de leur part, lu au milieu de ceux des copines, fait souvent le moment le plus fort.
Comment retrouver celles qu’on a perdues de vue ?
Par la mère et les sœurs, justement : elles ont gardé le contact avec les familles du quartier et de l’école. Par les réseaux sociaux, où un prénom et une ville suffisent. Et par les amies elles-mêmes : une qui en retrouve une autre, et la chaîne se fait.
Comptez trois semaines pour cette partie, c’est la plus longue. Si une amie ne répond pas, n’insistez pas : celles qui répondent compenseront.
À quel moment de la journée lire les souvenirs ?
À l’EVJF de Manon, les souvenirs ont été lus au petit-déjeuner du dimanche, dans la maison louée, tout le monde en pyjama autour de la grande table. Sa meilleure amie avait préparé l’ordre : d’abord la voisine d’enfance, par écrit, l’histoire du vélo dans la mare ; puis sa cousine, en vidéo depuis Lisbonne, qui chantait leur chanson des étés ; puis sa mère, qui racontait le premier jour d’école. Manon a ri aux deux premiers et a eu besoin d’une minute au troisième. Le petit-déjeuner a duré deux heures.
Choisissez un moment calme, pas le plus animé : un petit-déjeuner tardif, une fin d’après-midi, le retour d’une activité. Comptez dix minutes de lecture et bien plus de discussion. Quelqu’un prépare l’ordre à l’avance ; improviser au moment même laisse passer un message, et c’est celui qu’on regrette.
Comment éviter les malaises ?
Relisez tout avant. Une blague entre trois amies proches peut devenir gênante devant quinze personnes qui ne la comprennent pas, et une allusion à un ancien petit ami n’a pas sa place devant la future belle-famille. Les souvenirs qui marchent devant tout le monde sont ceux qui parlent d’elle, pas ceux qui parlent des autres.
Vérifiez aussi, auprès de quelqu’un de proche, qu’aucune personne contactée ne poserait de problème à la future mariée. Une brouille que l’organisatrice ignore se découvre mieux avant qu’au moment de la lecture.
Et gardez tout. Ces messages serviront une seconde fois, au mariage, et le cadeau commun de l’EVJF peut les accompagner. Si une partie du groupe vit loin, organiser un EVG quand tout le monde vit loin vaut aussi pour un EVJF.
Questions fréquentes
Faut-il demander la permission à la future mariée ?
Non, c’est une surprise. Mais vérifiez auprès de sa mère ou d’une sœur que la liste des amies contactées ne contient personne qu’elle préférerait ne pas voir surgir.
Comment faire si les amies ne se connaissent pas entre elles ?
C’est fréquent, et ce n’est pas un obstacle. Prévoyez que chacune se présente en une phrase avant de lire ou de montrer son souvenir : « Je suis Julie, on était voisines ». Le groupe se forme tout seul autour des histoires.
Les amies d’enfance qui vivent loin peuvent-elles participer en direct ?
Oui, avec un appel vidéo au moment de la lecture, si le décalage horaire le permet. Sinon, leur vidéo enregistrée fait très bien l’affaire, et elles reçoivent en retour les photos de la lecture.
Que faire des souvenirs après l’EVJF ?
Les garder au même endroit, et les donner à la mariée après le mariage, avec ceux du jour J. Relus un an plus tard, ils racontent deux fêtes à la fois.
