Aller au contenu
Alexevent.com

Le blog

Discours de témoin : comment l’écrire en quatre temps

5 min de lecturepar Alex

Lors du dîner de mariage, le témoin sourit, ses fiches à la main, tandis que les invités et les mariés rient

Un discours de témoin s’écrit en racontant une seule scène, en quatre minutes, avec les souvenirs des autres proches pour ne pas écrire seul.

Comment commencer un discours de témoin ?

Par une scène, plutôt que par une chronologie. Un discours de témoin facile à écrire, et agréable à écouter, raconte souvent un seul moment : une soirée, un voyage, un jour où quelque chose s’est passé entre vous et le marié ou la mariée. Tout le reste, l’amitié, les années, ce que vous lui souhaitez, se déduit de cette scène.

La tentation est de tout raconter depuis la rencontre, en passant par les vacances, les déménagements et la rencontre avec le conjoint. Ce discours-là peut être long à écrire, et long à écouter. Choisissez la scène qui dit le mieux qui est cette personne, et racontez-la en détail, avec le lieu, l’heure, ce qui s’est dit.

Quelle structure suivre ?

Quatre temps, dans cet ordre, et vous pouvez les écrire sur quatre feuilles séparées :

  1. Qui vous êtes, en une phrase. La salle ne vous connaît pas forcément.
  2. La scène, racontée comme une histoire, avec un lieu et un moment précis.
  3. Ce que cette scène dit de la personne, en deux ou trois phrases.
  4. Une phrase pour le couple, et vous vous arrêtez.

Quatre minutes suffisent, soit à peu près une page et demie. Cela paraît court quand on écrit, et c’est confortable quand on parle debout devant une salle qui a faim et qui écoutera d’autres discours après le vôtre. Un discours court et bien écrit est cité pendant des années ; un discours long est applaudi poliment.

Comment écrire avec les autres plutôt que seul ?

Vous n’êtes pas la seule personne à avoir des souvenirs du marié. Demandez trois ou quatre phrases à d’autres proches une quinzaine de jours avant, et glissez-les dans votre texte, en citant leur auteur. Le discours y gagne des voix que vous n’avez pas, et vous n’avez plus la page blanche à affronter : vous n’écrivez plus, vous assemblez.

Voici le message à envoyer aux amis et à la famille, en le signant de votre prénom :

Salut, je fais le discours pour le mariage de Julien. Tu aurais un souvenir précis avec lui à me raconter en trois phrases ? Quelque chose qui le décrit bien. J’en ai besoin avant le 2 juin, par écrit ou en vidéo, avec ce lien.

Les réponses qui viennent de loin, d’un ami parti à l’étranger ou d’une grand-mère qui ne fera pas le voyage, peuvent aussi être montrées telles quelles après le discours : donner une place aux invités éloignés explique à quel moment.

Comment éviter les malaises ?

En relisant le texte avec un regard extérieur, celui d’un invité qui ne connaît pas le marié. Les plaisanteries sur les anciennes relations font rire trois personnes et gênent les familles ; les blagues qui ne se comprennent qu’à trois ont besoin d’être expliquées, donc elles n’ont pas leur place ; les allusions à l’argent, à l’âge ou à la belle-famille font sourire jaune au moins une table.

Ce qui marche devant tout le monde, ce sont les histoires qui parlent de la personne : sa façon de conduire, sa manie de tout prévoir, le jour où elle a tenu une promesse. Drôle, oui, mais pas en permanence : deux ou trois passages qui font rire dans un texte sincère portent mieux qu’une suite de blagues.

Comment se préparer à le dire ?

Au mariage de Julien, son témoin Thomas avait répété son discours trois fois à voix haute dans sa cuisine, chronomètre en main. La première fois, il a découvert qu’il parlait trop vite et que deux phrases ne passaient pas à l’oral ; la deuxième, qu’il avait besoin d’une pause avant la dernière partie ; la troisième tenait en 3 minutes 50. Le jour J, il a lu sur trois feuilles numérotées, en gros caractères, un verre d’eau posé devant lui. Il a eu la voix qui tremble à la fin, il a bu une gorgée, la salle a attendu, et il a fini.

Lisez le texte, ne le récitez pas : un texte appris par cœur s’effondre au premier trou de mémoire, et personne ne reproche à un témoin de lire. Répétez debout, à voix haute, au moins trois fois. Et coordonnez-vous avec les autres témoins pour l’ordre et la durée, ce qui fait partie de ce qu’on peut vraiment demander aux témoins.

Questions fréquentes

Faut-il apprendre le discours de témoin par cœur ?

Non. Lisez-le, sur des feuilles numérotées et en gros caractères, en levant les yeux à la fin de chaque paragraphe. La salle regarde les mariés autant que vous.

Peut-on écrire un discours de témoin à deux ?

Oui, et c’est souvent plus facile : chacun raconte une scène, l’un commence, l’autre conclut. Comptez quatre minutes pour les deux, pas quatre chacun.

Que faire si l’émotion coupe la voix ?

Faites une pause et buvez une gorgée d’eau. La salle attend, et elle est de votre côté. Prévoyez le verre avant de commencer, pour ne pas avoir à le chercher.

Quand faut-il commencer à écrire ?

Trois semaines avant le mariage : une pour demander leurs souvenirs aux proches, une pour écrire, une pour répéter et couper. Le texte final est souvent plus court que le premier jet, et c’est bon signe.