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Deuxième enfant : préparer l’aîné à l’arrivée du bébé

4 min de lecturepar Alex

Un groupe de proches regarde des messages ensemble, tous tournés du même côté, dans un salon, à la lueur d’un écran

Pour bien préparer l’aîné à l’arrivée du bébé, donnez-lui un vrai rôle : annoncer la naissance, présenter le bébé aux visiteurs ou lui enregistrer un message.

Ce que vit l’aîné à l’arrivée du bébé

Jusqu’ici, il avait toute l’attention de ses parents. Un matin, ils partent à la maternité, et reviennent quelques jours plus tard avec un petit frère ou une petite sœur.

Les visiteurs se pressent autour du bébé, les cadeaux sont souvent pour lui, et les conversations tournent beaucoup autour du nouveau-né. On demande aussi à l’aîné, encore et encore, s’il est content d’être grand frère : une question à laquelle il ne sait pas toujours quoi répondre.

C’est un grand changement, et c’est normal qu’il ait besoin de temps pour trouver sa place. Lui confier un vrai rôle l’aide beaucoup.

Comment préparer l’aîné avant la naissance ?

Quelques semaines avant l’arrivée du bébé, vous pouvez déjà l’associer :

  • Lui en parler simplement, avec des mots de son âge : où dormira le bébé, ce qu’il fera (surtout dormir et pleurer !).
  • Lire ensemble des livres sur l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur.
  • Lui montrer ses propres photos de bébé, et lui raconter sa naissance.
  • Le faire participer aux préparatifs : choisir un doudou, ranger les petits vêtements, décorer la chambre.
  • Lui expliquer qui s’occupera de lui pendant le séjour à la maternité.

Quel rôle donner à l’aîné après la naissance ?

Un vrai rôle, qui compte, et pas seulement décoratif :

Il annonce. C’est lui qui envoie le message ou passe l’appel à certains proches : « J’ai une petite sœur ! ». Cette responsabilité le place au centre de la nouvelle.

Il parle au bébé. On lui demande, à lui, de dire quelque chose à son petit frère ou à sa petite sœur. Enregistrez ce message, gardez-le, et faites-le écouter aux deux enfants plus tard.

Il présente. C’est lui qui fait visiter la chambre, qui dit le prénom du bébé, qui montre ses petites mains aux visiteurs.

Ces rôles fonctionnent parce qu’ils font de lui celui qui sait : c’est lui le grand, celui qui connaît le bébé mieux que les visiteurs.

Le message à envoyer aux visiteurs

Une phrase, envoyée avant les premières visites, fait une vraie différence. Par exemple :

Si vous passez voir le bébé, prévoyez deux minutes pour Nina d’abord : un mot pour elle, une question sur son école ou ses jeux. Elle vit un grand changement en ce moment, et ça lui fera très plaisir.

Ce n’est pas une question de cadeau, mais d’ordre : à qui on parle en premier en entrant.

Les pièges à éviter

Comparer les enfants. Même flatteuse, une phrase comme « Il est plus calme que toi au même âge » peut rester longtemps en mémoire. Mieux vaut parler de chacun séparément.

Lui demander d’être « raisonnable ». À trois ou quatre ans, il arrive que l’aîné réclame à nouveau une tétine ou un câlin pour s’endormir. C’est fréquent, et ça passe généralement mieux avec de la patience qu’avec des reproches.

Oublier de garder ses mots. Ce que dit un enfant de quatre ans sur l’arrivée de son petit frère est précieux : notez-le ou enregistrez-le, vous le relirez avec émotion dans quelques années.

Questions fréquentes

Faut-il offrir un cadeau à l’aîné « de la part du bébé » ?

C’est une habitude répandue, qui plaît beaucoup aux jeunes enfants. Elle fonctionne encore mieux en complément d’un vrai rôle pour l’aîné.

Comment associer un aîné adolescent ?

Plutôt qu’un rôle symbolique, proposez-lui une aide concrète, et parlez-lui franchement du changement. Il appréciera d’être traité en grand.

Et si l’écart d’âge est très grand ?

L’aîné a toujours besoin d’attention, même s’il l’exprime autrement. Un enfant de douze ans aura plutôt tendance à se mettre en retrait : prévoyez des moments rien qu’avec lui.

Combien de temps dure la jalousie envers le bébé ?

Cela varie selon les enfants. Elle s’atténue souvent au fil des semaines, quand l’aîné voit qu’il garde sa place. Si elle vous inquiète ou dure longtemps, n’hésitez pas à en parler à votre pédiatre.